La finance s’empare de la #RSE !

Mis à jour : 5 déc. 2019

Belle matinale le 03/12 lors de la 5ème édition des rencontres ISR et Performance, organisée par OPTION FINANCE aux Salons de l'Hôtel des Arts & Métiers à Paris : Quelles réponses apporter aux nouvelles ambitions des investisseurs responsables ?


Belle matinale le 03/12 lors de la 5ème édition des rencontres ISR et Performance aux Salons de l'Hôtel des Arts & Métiers à Paris : Quelles réponses apporter aux nouvelles ambitions des investisseurs responsables ?

La finance s’empare de la #RSE !

En résumé :

On constate une structuration de la finance durable en Europe, sous une pression forte des épargnants, en lien avec les sujets prégnants de transition énergétique / climatique/ESS. L’environnemental, le social, la gouvernance sont interdépendants et connectés.

De nombreuses sociétés disent soutenir l’accord de Paris (A l’issue de la COP21, l’Accord de Paris vise à limiter le réchauffement climatique à + 2° d’ici la fin du XXIe siècle. Le rapport du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) alerte qu’il est probable" que le réchauffement atteigne 1,5°C entre 2030 et 2052. À cette température, les impacts sur le niveau des eaux, la biodiversité, la sécurité alimentaire sont déjà majeurs.)


Or, nous ne sommes pas sur la trajectoire. En réalité, peu d’entreprises s’engagent.

Comment associer impact et engagement ? Comment agréger l’impact sur des fonds multi classes d’actifs ? Comment prendre en compte les Objectifs de Développement Durables de l’ONU... autant de questions débattues.

Malgré les insights positifs des clients concernant l’ISR et les ODD, et l’accélération des demandes de transparence, ce n’est pas encore mis en œuvre dans les fonds.

Or, la Finance a un rôle crucial, en apportant par exemple du capital là où il n’y en a pas assez. Une responsabilité directe en tant qu’acteur de la société ! Ouvrir de nouvelles opportunités permet aussi de se prémunir contre les risques.

La transition juste est une condition de réussite : changement climatique / réduction des inégalités cf les 17 ODD : Objectifs de Développement Durable, et 169 cibles correspondantes, mis en place par l’ONU, posent un cadre. Le rôle du régulateur, des superviseurs, des autorités de marché, sont très importants

👉 En conséquence : Les gérants doivent s’emparer de l’intégration des critères RSE (ESG)

- Investir sur le long terme

- Accompagner les diversifications

- Demander des indicateurs : impact, bonheur au travail, cohérence des investissements avec les scenarii climatiques, contribuer à la transition énergétique : carbone, biodiversité, …

- Les données sont essentielles et il est souvent difficile de les obtenir. Ex. sur la parité (peu d’informations disponibles), de les harmoniser pour parler un langage commun

- Améliorer la méthodologie

- Prendre en compte la formation pour permettre aux réseaux de réorienter vers l’épargne longue, et faire accepter la notion de risque court-terme

- L’ISR passe aussi par un engagement actionnarial fort. Le poids est plus ou moins important selon la classe d’actifs.

👉 L’impact est le nouveau graal de l’ISR (Investissement Socialement Responsable) https://www.lelabelisr.fr/. L’impact est une évolution naturelle de l’ISR. L’intégration ESG est faite sur tous les fonds.

Or, La mesure d’impact est un pilier fort, difficile à mettre en œuvre, et un enjeu sensible.

- Le label ISR concerne plus de 300 fonds. Dans la démarche ISR, on classe les entreprises les unes par rapport aux autres en ne conservant que les meilleures. On exclue par exemple les sociétés actives dans le charbon, le tabac ou soumises à controverse… Dans les critères ESG, on compte environ 100 critères différents

- Il est nécessaire de substituer une approche dynamique à une approche statique (vérifier que les promesses soient respectées). Ex. : l’indicateur accidents du travail est analysé par rapport aux autres sociétés du secteur plutôt que par rapport à la progression de l’indicateur.

👉 De nouvelles idées

- Rémunérer différemment les investisseurs

- Evaluer précisément le changement apporté auprès des bénéficiaires ciblés, en situation d’exclusion et accompagnés

- Accepter que l’investissement à impact n’ait pas le monopole. Regarder l’entreprise dans sa globalité.

- Trop de fonds « Best in class » (les meilleurs de la classe, c'est-à-dire les valeurs les mieux notées au regard de critères ESG) reposent uniquement sur la sélectivité.

- L’approche de progrès consiste à demander aux entreprises quel est leur engagement (et pas seulement mesurer) On mesure la cohérence entre règlementation et engagement.

- Réfléchir sur la part d’actifs à liquidités restreintes (capital, actifs, immobilier…)

- Mesurer la contribution aux ODD. Les ODD sont une condition nécessaire mais pas suffisantes.

- Beaucoup d’entreprises attendent de leurs actionnaires d’être interpellées sur le rapport intégré (données extra financières) alors que la stratégie est orientée cash flow et performance financière.

👉 La différence entre un investisseur à impact et un investisseur responsable ?

3 enjeux

- intentionnalité : performance financière + impact

- Additionnalité : accompagner l’entrepreneur pour maximiser l’impact (Ce n’est pas juste investir)

- Mesurer : avec des outils d’alignement d’intérêt

L’engagement n’est pas une option. L’amélioration continue à partir de l’existant est la meilleure méthode pour impacter durablement.

Un grand merci à tous les intervenants !

Je constate beaucoup de similitudes entre les éléments apportés par cette réunion, et la démarche du label RSE LUCIE26000 : mise en place d’une méthodologie stricte, démarche de progression, indicateurs pertinents en évolution avec objectifs associés, pour une performance globale et un impact positif.

EthicRSE vous accompagne pour initier, structurer, déployer, votre politique RSE.

#RSE #finance responsable, #ISR #impact

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